• Retour sur les rencontres avec les professionnels de santé les jeudis de Mai

     

    "Ayant ouvert mon cabinet de diététicienne, en libéral, j’ai découvert la CPTS sur recommandations de collègues.

    J’y suis allée et on m’a accueilli chaleureusement, de façon conviviale.

    On m’y a expliqué en quoi consiste la CPTS et j’y ai trouvé une oreille professionnelle, à l’écoute, avec un véritable échange quant à nos pratiques.

    Le but d’intégrer pour moi cette CPTS est de pouvoir mettre en place un réseau de professionnels dans différents domaines afin de pouvoir orienter les patients pour la meilleure des prises en charges, globale, pour obtenir les meilleurs résultats possible. Le but est également de pouvoir me faire connaître au sein de cette communauté, de me sentir moins seule, isolée comme on peut parfois se sentir en libéral.

    N’hésitez pas à y aller!!"

     

    Séverine CABANTOUS, diététicienne à LA VALETTE

     

    Portrait d'adhérents à la CPTS

     

    Afin de mieux comprendre les motivations qui les ont amenées à rejoindre la CPTS, je leur ai demandé de décrire leur quotidien de professionnels de santé, de parler de leur expertise, et de leur engagement au sein de celle-ci.

     

    Bonne lecture! Céline, Coordonnatrice

    « Médecin généraliste thésée depuis 2008 avec un DESC de médecine d’urgence et un DESU d’échographie, j’exerce au sein de SOS médecin depuis 2010. Je suis maître de stage de l’université de Marseille depuis 2015.

    Cet exercice particulier de la médecine générale est intéressant pour :

    1/ la relation particulière que l’on lie au patient, à son domicile,

    2/ le travail à des horaires de permanence de soins, qui nécessite une expertise clinique importante

    3/ la notion de réassurance des patients, accompagnement, maintien à domicile

    4/ le soin apporté à des patients atypiques, hors parcours de soins conventionnels : prison, garde à vue, centres d’handicapés, centres d’immigrés...

    Le métier de généraliste est vaste et complexe, car nous sommes les premiers recours des patients. L'intérêt d intégrer une CPTS est une volonté d'une meilleure communication entre professionnels de santé, une meilleure connaissance des spécificités de chacun pour une optimisation du parcours de soin du patient et du temps de soin du praticien.

    La communication est le pilier des relations humaines. Remettre de l’humanité entre professionnels de santé pour faire face à la pénurie médicale et à la pénibilité qui en résulte pour chaque professionnel de santé. Nous avons l’obligation de moyens mais avec des moyens humains et techniques déficitaires face à une demande médicale croissante.

    J'attends des CPTS qu'elles mettent en lumière les atouts de chacun, qu'elles optimisent l accès aux professionnels par une mutualisation des coordonnées et spécificités.

     

     

    Dr Lydie DUCROCQ, médecin généraliste à SOLLIES-PONT (exerçant à SOS médecins lors du témoignage)


    "J’ai tout de suite accepté l’invitation à rejoindre la CPTS, l’exercice coordonné étant à mon sens absolument indispensable pour prodiguer des soins de qualité. La coordination existe certes depuis toujours mais de façon informelle entre les professionnels de santé, pas toujours selon les standards de sécurisation des données médicales et non optimale.

    Je souhaiterais que la CPTS favorise ces échanges, et permette un cadre satisfaisant et sécurisé du partage de l’information entre soignants.

    Avant mon installation en libéral je réalisais des gardes SOS médecin dans le secteur et des gardes en MMG, cette activité m’a permis d’avoir une vision des problématiques liées à la permanence des soins. Je partageais également sur un mi-temps cette activité avec un emploi salarié au sein du GIE ORU PACA qui avait été, entre autres activités, missionné par la préfecture de région et l’ARS PACA, sur l’accompagnement des projets de MSP.

    J’ai pu ainsi découvrir les rouages et les balbutiements de l’exercice coordonné en secteur libéral, en suivant et en aidant au développement une vingtaine de MSP dans la région PACA. J’avais d’ailleurs choisi de réaliser mon projet de thèse sur cette thématique (dans le but à terme de monter une MSP...)

    Enfin, je finirai par le constat que la population médicale en France n’a jamais été aussi importante et pourtant le secteur libéral connaît de grandes difficultés de renouvellement de ses praticiens.

    Selon moi, l’autre intérêt majeur de la CPTS est de pouvoir accueillir des étudiants en médecine afin de leur faire découvrir l’exercice passionnant de la médecine libérale coordonnée, et de redynamiser la profession et le secteur libéral.

    J’ai donc rejoint la CPTS VPM très rapidement et j’ai eu la chance d’être élu au bureau en qualité de vice-président. Je sais que nombre de mes confrères ont des réticences à rejoindre ces projets de CPTS par craintes de la lourdeur administrative ou organisationnelle que peut générer la sécurisation des communications de données médicales entre plusieurs centaines de soignants.

    C’est pourquoi il me tient particulièrement à cœur de tester et d’expérimenter les différentes possibilités de coordination (outil informatique, applications, protocoles de soins ...), afin de m’assurer que cela n’entrave pas le temps de soins car au contraire un système performant doit nous permettre d’être plus efficace dans les échanges et de dégager du temps au chevet des patients. »

     

    Dr Adrien MUGNERET, médecin généraliste à LA CRAU

    "A mon sens, la kinésithérapie se définit par la rééducation du corps par le mouvement tout en prenant en compte le contexte psycho-social du patient.

    La prise en charge est une enquête menée à deux (patient/kiné) afin de déceler les différents troubles et de trouver leur(s) origine(s).

    La relation avec le patient est donc primordiale afin de dépister le plus précisément l’origine de la douleur ou du traumatisme, et d’identifier la ou les techniques qui soulagent au mieux le patient.

    L’échange patient/kiné permet aussi d’établir le contexte de vie dans lequel évolue le patient.

    Cela permet au kiné de mieux comprendre et d’appréhender la cause de la consultation.

    Le lien de confiance établi favorise la détente du patient et de fait, participe au bon accueil des différentes techniques.

    Le dialogue avec l’entourage permet de sensibiliser, éduquer sur les troubles du patient, mais aussi de recueillir des informations supplémentaires parfois nécessaire au bon traitement du patient.

    Concernant l’échange entre différents professionnels de santé, il est à mon sens primordial car il permet le relais des différentes informations favorisant le bon suivi du patient et la prévention de différents troubles.

    L’intérêt pour le kiné d’intégrer la CPTS est la fluidification dans le partage d’informations et le partage de connaissances, mais aussi de s’impliquer encore plus dans le parcours de soin du patient. »

     

    Matthieu ARCHAMBAULT, kiné à LA CRAU

     

    " Un peu comme un infirmier libéral, le travail de kinésithérapeute à domicile consiste à se déplacer chez des patients ne pouvant pas se déplacer eux-mêmes pour accéder à leurs soins. Par exemple après une opération de prothèse de hanche, le patient de retour à la maison peut bénéficier de séances de kinésithérapie avant de se déplacer dans un cabinet pour y poursuivre sa rééducation. Il y a également beaucoup de patients atteints d’une affection de longue durée (maladie respiratoire, hémiplégie, paraplégie...) qui ont besoin de mobilisation, rééducation et massage.

    Par des exercices réguliers, les personnes âgées évitent ainsi les chutes qui peuvent avoir de graves conséquences.

    Par ailleurs de manière fortuite le praticien peut aussi déceler des signes de cancer, phlébite, avc ou angine de poitrine et le signaler en urgence.

    Mon matériel embarqué : élastique d’exercices, crème de massage, ultrasons, plateaux d’équilibre, plots, pédalier, poids, taping... et de la bonne humeur. "

     

    Hadrien GRAS, Kiné à LA CRAU